Deux titres mondiaux, un chantier ouvert en 1980
Le 23 août, la France a gagné deux finales des Mondiaux 2026. Alex LANIER a battu Kodai Naraoka 21-11, 21-11 en simple hommes. Thom Gicquel et Delphine Delrue ont battu Feng Yan Zhe et Huang Dong Ping 22-20, 19-21, 21-15 en mixte. Pour ceux qui les encadrent, ces deux titres viennent de loin.
Alex Lanier et Kęstutis Navickas, cinq ans ensemble
Lanier avait 15 ans quand Kęstutis Navickas a commencé à l’entraîner, il y a près de cinq ans. Le Lituanien dit avoir travaillé tous les aspects du jeu en même temps, sans en privilégier un, avec une attention particulière au mental et aux habitudes d’entraînement.
À New Delhi, le Français n’a pas eu un parcours simple. Il lui a fallu 78 minutes et trois manches contre Kunlavut Vitidsarn en quarts, puis 85 minutes contre Victor Lai en demi-finale. Le lendemain, la finale a duré 50 minutes.
Navickas parle surtout de confiance, entre le joueur, les entraîneurs et la direction. Fin août, le simple hommes français plaçait quatre joueurs dans les 35 premiers mondiaux.
Un réseau né avec le centre national
Cyrille Gombrowicz, directeur technique national, fait remonter la construction à 1980 et à la création du centre national. Le dispositif compte aujourd’hui trois pôles d’excellence, neuf pôles régionaux et 60 clubs. Gombrowicz est entré à la Fédération française de badminton en 1995, comme entraîneur national.
Il voit les deux titres comme une première étape. La Chine est présente dans toutes les disciplines, la France non. La Corée du Sud, le Japon, l’Indonésie et la Malaisie placent aussi beaucoup de joueurs au sommet.
Son objectif, exposé après les Mondiaux : plus de Français dans les 30 premiers mondiaux, dans plusieurs disciplines. Alex Lanier, huitième mondial à la mi-septembre, en fait déjà partie.