Jason Gunawan, 32e mondial, remporte le China Masters
Jason Gunawan a remporté le China Masters le 6 septembre 2026, à Shenzhen. En finale, le Hongkongais de 22 ans a battu son compatriote Lee Cheuk Yiu 21-9, 21-16, en quarante-trois minutes. Il était trente-deuxième mondial ce jour-là, son adversaire vingt-cinquième.
La finale n'a pas eu d'histoire. Gunawan a aligné sept points dans la première manche pour passer de 9-7 à 16-7, puis sept autres en ouverture de la seconde, 8-1. Lee a trouvé une réponse, cinq points de suite pour revenir à 12-11, mais elle est restée sans suite. La feuille de match en garde le détail. Leur seule rencontre précédente, au Korea Open 2024, avait tourné à l'avantage de Lee en trois manches.
Le numéro un mondial, le tenant du titre, puis Antonsen
Le titre s'est construit sur une semaine sans faute. Gunawan a écarté Koki Watanabe au premier tour, 21-12, 21-17, puis Jonatan Christie, numéro un mondial, en huitièmes, 21-16, 21-16. En quarts, il a battu Weng Hong Yang, vainqueur de l'édition 2025, 21-18, 21-13. La demi-finale contre Anders Antonsen, cinquième mondial et vainqueur en 2024, a duré quatre-vingt-dix-huit minutes : 15-21, 22-20, 21-16.
Avant Shenzhen, Gunawan ne comptait qu'une finale sur le circuit dans nos données, le Syed Modi India International de novembre 2025, un Super 300 gagné contre Kidambi Srikanth. Depuis la création du World Tour en 2018, aucun joueur de Hong Kong n'avait remporté un tournoi de Super 750 ou plus.
Lee Cheuk Yiu, 30 ans, avait lui aussi fait une semaine pleine. Il a sorti les deux frères Popov, Toma Junior en huitièmes puis Christo en demi-finale, et Kidambi Srikanth entre les deux.
An Se Young, septième titre de l'année
An Se Young a remporté le simple dames contre Tomoka Miyazaki, 21-17, 21-6, en quarante-cinq minutes. La Japonaise, neuvième mondiale à 20 ans, a tenu la première manche jusqu'à 17. La seconde s'est ouverte sur huit points d'affilée pour la Coréenne, 8-0, et s'est fermée sur cinq autres, 20-5. Le détail du match dit le reste. En huit rencontres, Miyazaki n'a jamais battu la numéro un mondiale.
Deux semaines après son titre mondial, An Se Young en est à huit finales individuelles en 2026, pour sept titres. La seule qui lui ait échappé est celle du All England, le 8 mars, contre Wang Zhi Yi. En demi-finale, elle avait battu Akane Yamaguchi 21-13, 21-15.
Feng et Huang retrouvent la victoire en finale
Feng Yan Zhe et Huang Dong Ping, numéros un mondiaux, ont gagné le double mixte contre les Malaisiens Hoo Pang Ron et Lai Pei Jing, 21-19, 21-16, en cinquante minutes. La première manche a été serrée : la paire malaisienne, quatre-vingt-cinquième mondiale, y a sauvé trois balles de set. Cinq points de suite ont ensuite porté les Chinois à 10-5 dans la seconde. La feuille de match en garde la trace.
C'était la sixième finale de l'année pour Feng et Huang, et la quatrième gagnée. Les deux précédentes s'étaient perdues, au China Open contre Chen et Guo puis aux Mondiaux contre Gicquel et Delrue. Hoo Pang Ron, lui, avait déjà perdu la finale de 2024 contre la même paire, avec Cheng Su Yin, comme le rappelle The Star. Associés depuis mai, Hoo et Lai avaient écarté Cheng Xing et Zhang Chi en huitièmes, 24-22, 21-19.
Rankireddy et Shetty, un deuxième titre en 2026
Satwiksairaj Rankireddy et Chirag Shetty, cinquièmes mondiaux, ont pris le double hommes à He Ji Ting et Ren Xiang Yu, 11-21, 21-13, 21-17, en soixante-dix minutes. La feuille de match montre une première manche perdue de dix points, puis deux manches gagnées. C'est leur troisième finale de l'année et leur deuxième titre, après le Singapore Open du 31 mai.
Les Indiens avaient renversé leur demi-finale contre Tan Wee Kiong et Nur Mohd Azriyn Ayub Azriyn. Menés 5-0, ils ont enchaîné sept points pour passer devant, pris la première manche 21-16, perdu la deuxième 21-18, et bouclé la troisième 21-11. En huitièmes, ils avaient éliminé les frères Popov.
Nakade et Takahashi, quatre titres en cinq finales
Sumire Nakade et Miyu Takahashi ont gagné le double dames contre Bao Li Jing et Cao Zi Han, 21-18, 21-18, en quarante-neuf minutes. C'est le premier titre en Super 750 des Japonaises, et leur saison se lit comme une série : l'Orleans Masters en mars, le Baoji China Masters en mai, le US Open en juin, une finale perdue au Taipei Open en août, et Shenzhen. La feuille de match donne le détail de la finale, et la BWF rapporte que la paire jouait ici son premier tournoi à ce niveau.
Cinq finales, cinq vainqueurs venus de cinq pays différents, et un simple hommes qui a couronné le moins attendu d'entre eux. Jason Gunawan repart de Chine avec le premier grand titre de sa carrière.